Qui sommes nous

L’0IP, savoir pour agir…

L’Observatoire International des Prisons (OIP) a pour objectifs la surveillance des conditions de détention des personnes privées de liberté et l’alerte sur les manquements aux droits de l’Homme dont la population carcérale peut faire l’objet. Son objectif principal est donc de « briser le secret » qui entoure les lieux de détention. Avec comme références les droits de l’Homme et le respect de la personne humaine, l’OIP considère que chacun a droit, en tous lieux, à la reconnaissance de sa personnalité juridique et que nul ne peut être soumis à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. L’OIP agit en dehors de toute considération politique et se positionne en faveur de l’application des textes nationaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme quel que soit le motif qui a présidé à la détention de la personne considérée.

Les groupes locaux d’observation : observer, alerter et dénoncer…

L’OIP est avant tout une organisation militante. Elle ne délègue pas d’experts chargés de la visite ou du contrôle des prisons, mais réunit des personnes soucieuses du respect des droits de l’Homme dans les différents lieux de détention. Ces militants, bénévoles, s’associent en groupes locaux d’observation, véritable « colonne vertébrale » de l’OIP.

Le groupe local se constitue autour d’un ou plusieurs lieux de détention définis par rapport à une zone géographique. Son objectif est l’observation des conditions de détention afin d’alerter, en cas d’abus, les autorités compétentes et l’opinion publique (mission de veille informative). Afin de remplir cet objectif, le groupe local récolte des informations auprès de personnes en contact avec ces lieux de détention. La mise sur pied d’un « réseau d’information » constitué de sources diverses permet, à la fois, une récolte régulière d’informations et la vérification de la véracité de celles-ci par leur

II existe actuellement 4 groupes locaux:

  • le groupe de Bruxelles: prisons de Forest, Saint-Gilles et Berkendael, et, dans une moindre mesure, prisons de Ittre et de Nivelles
  • le groupe de Huy: prisons de Huy, Andenne et Marneffe
  • le groupe de Liège: prison de Lantin
  • le groupe de Jamioulx: prison de Jamioulx.

L’ensemble des groupes locaux belges forme la section belge de l’OIP. Celle ci est composée d’un Conseil d’administration (exécutif) et d’une Assemblée générale qui regroupe les membres effectifs de l’OIP.

À propos de la méthode

Chaque groupe local remplit durant une année des fiches qui permettent de cerner la vie quotidienne des détenus et de leurs conditions de détention dans un lieu de détention déterminé. Le recoupement de ces informations permet la rédaction de la notice de l’OIP.

En pratique, le groupe local accumule des informations sur les lieux de détentions ciblés. Pour obtenir ces informations, toutes les sources disponibles sont utilisées : médias, documents officiels et rapports des organismes nationaux et internationaux de défense des droits de l’Homme (par exemple le rapport du Comité pour la Prévention de la Torture), rapports du secteur associatif en lien avec la situation des personnes détenues, documents et questions parlementaires, etc. La principale source d’information du groupe local est constituée de personnes en contact avec la réalité quotidienne des lieux de détention, que celles-ci s’inscrivent ou non dans une structure déterminée. À titre d’exemple, pour le secteur pénitentiaire, on peut citer :

*Le secteur associatif ayant un rôle à jouer dans le domaine pénitentiaire et post-pénitentiaire ;
*Les membres du personnel pénitentiaire : surveillants, directeurs, assistants sociaux, psychologues, médecins, infirmiers, etc. ;
*Les (ex)détenus, les familles et les proches de ceux ci ;
*Les intervenants extérieurs : visiteurs de prison, avocats, etc. ;
*Les associations de promotion des droits de l’Homme ; De manière générale, toute personne ayant des informations sur les conditions de détention…

Sans faire nécessairement partie de l’OIP, ces personnes interviennent dans « le réseau d’information » qui fournit ponctuellement ou régulièrement des informations sur l’état des conditions de détention dans un lieu de détention donné. II faut préciser que le réseau d’information est plus un concept qu’une structure formelle; en « faire partie » n’entraîne aucun engagement ou obligation. Dans ce cadre, il est établi que les personnes ou associations ressources restent anonymes. La constitution d’un réseau d’information reposant avant tout sur une confiance mutuelle, la discrétion est en effet de rigueur.

Tous les deux ans, l’OIP édite une notice, rapport qui, sans être exhaustif, ni exclusif, vise à fournir aux lecteurs un aperçu de l’état des prisons