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Les prisons françaises en ébullition

Depuis près de deux semaines, les prisons françaises sont touchées par un mouvement de ras-le-bol des personnels pénitentiaires d’une ampleur rare. Ce jeudi 25 janvier 116 des 188 établissements étaient touchés, bloqués à des degrés divers par des surveillants qui n’ont pas le droit de grève mais peuvent s’opposer aux extractions, aux parloirs, aux promenades, bref compliquer encore la vie des détenus pour défendre leurs droits.

Ainsi la section française de l’OIP a fait état jeudi d’un premier recours déposé par un détenu du centre de Moulins-Yzeure (centre de la France) qui n’a pas pu prendre de douche « depuis neuf jours » ou eu droit à des promenades.

Dans un contexte de surpopulation carcérale, ces mouvements ont bel et bien de multiples conséquences directes sur les détenus. Ils nous rappellent ceux survenus en Belgique pour lesquels l’OIP s’était déjà prononcé au sein de la notice 2016 : «L’OIP comprend les revendications légitimes du personnel pénitentiaire mais ne peut admettre les flagrantes violations des droits de l’Homme et des droits de la défense qui se produisent lors de chaque grève dans les prisons. À l’instar du CPT […] l’OIP dénonce l’absence de service garanti en prison »