L’ASM organise un midi de formation:
Siéger à la prison ? Comparaître par Skype ? Quelle place le Masterplan et les prisons technologiques laissent-ils au droit de comparution et au procès équitable ?

Mardi 22 avril 2014 de 12h30 à 14h30 avec Françoise Tulkens au Palais de Justice de Bruxelles.

Informations et inscription :

ASM asbl
Catherine Roosens
0479 308 219
asm@asm-be.be
www.asm-be.be

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 La Belgique doit faire face aujourd’hui à une surpopulation carcérale jamais égalée : 12.000 détenus pour une capacité d’environ 9.400 places.

De nombreux acteurs et experts plaident pour une réforme en profondeur du système pénal et pénitentiaire pour juguler cette escalade et rechercher des solutions alternatives à la prison.

Aujourd’hui, les pouvoirs publics répondent principalement à ce problème de surpopulation par la construction de nouvelles prisons réalisées via des partenariats-publics-privés (PPP).

La question carcérale est un enjeu fondamentalement démocratique.

C’est pourquoi Bruxelles Laïque, le Centre d’Action Laïque, Inter-Environnement Bruxelles, la Ligue des Droits de l’Homme, l’Observatoire  international des prisons et le Centre de Recherches Criminologiques  (ULB) organisent une journée de réflexion dont l’objectif  est d’informer la société civile, de mener une réflexion critique et d’ouvrir un débat citoyen sur ces projets en cours posant des questions sous différents angles, telles que les coûts humains et financiers, l’impact de l’approche  sécuritaire, l’adéquation  entre le droit pénitentiaire et les réalités internes, les choix architecturaux ou d’implantation et la question de la semi-privatisation des prisons.

Plus d’infos: Télécharger le programme et le formulaire d’inscription

 

Personne de contact : Anne Fivé – Tél : +32.2.627.68.11/06
Adresse : ULB – Batiment K – 87A, avenue Buyl – 1050 Bruxelles
Pour accès parking : par l’avenue Buyl – côté librairie PUB
Personne de contact : Anne Fivé - Tél : +32.2.627.68.11/06
Adresse : ULB - Batiment K - 87A, avenue Buyl - 1050 Bruxelles
Pour accès parking : par l’avenue Buyl – côté librairie PUB

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE  OIP

MOURIR A LANTIN

 

 

Ce 16 février, une détenue décédait au quartier femmes de la prison de Lantin.

Jenny, âgée de 35 ans et mère de trois enfants, réclamait, en vain, une aide médicale et des soins depuis plusieurs jours. Elle souffrait de vomissements et de diarrhées, accompagnés de pertes de sang.

Des informations dont l’OIP dispose, il ressort que pour tout soin elle aurait reçu du paracetamol.

Victime d’une hémorragie digestive, elle s’est vidée de son sang sous les yeux de sa codétenue qui aurait, en vain, dès 4h du matin, la nuit du samedi au dimanche, demandé l’aide d’un médecin.

On lui aurait répondu que quelqu’un se chargerait d’elle à 6h, au changement de pause.

On aurait enfin ouvert la cellule à 7h05 et le service médical serait arrivé à 8 heures, trop tard. Cette jeune femme est morte alors qu’elle aurait pu être sauvée.

Jenny avait connu des problèmes de toxicomanie. Est-ce pour cette raison que ses plaintes n’ont pas été prises au sérieux ? Cette dame ne consommait plus de drogue, selon ses proches, car elle souhaitait à sa sortie reprendre une vie digne avec ses trois jeunes enfants.

Comment expliquer qu’une jeune femme se soit vidée de son sang, en 2014, dans une institution qui en avait la garde,  à quelques mètres des secours potentiels ?

Au sein de l’administration pénitentiaire, on évoquerait un manque d’effectifs, un incident dans une autre aile qui aurait monopolisé le personnel, …

Comble du sordide, sa codétenue, forcément traumatisée par le drame auquel elle venait d’assister est immédiatement replacée dans la même cellule, laissée en l’état, pleine de sang, de vomissures et d’excréments…

L’OIP dénonce et s’indigne de ce fait tragique, qui aurait dû être évité.

 

Ce décès est emblématique de problèmes que l’OIP dénonce depuis plus de 15 ans :

-          le manque de personnel effectif dans les prisons,

-          la priorité absolue accordée au sécuritaire et à la construction de nouvelles prisons et l’absence de politique et de moyens injectés dans la réinsertion des détenus et dans le fonctionnement des établissements pénitentiaires existants afin que ceux-ci puissent s’organiser dans le respect de la dignité humaine

-          Le non-respect des normes minimales en matière de soins de santé dont : le manque criant de personnel médical et de matériel dans les prisons, le caractère général et stéréotypé des soins prodigués, sans égard aux pathologies spécifiques des détenus.

 

 

Contacts :

 

Benjamine BOVY, membre OIP, section belge : 0486/52.32.48.

Juliette MOREAU, Présidente OIP, section belge : 0476/20.73.89.

Depuis des années, l’Observatoire International des Prisons joue un rôle unique de vigilance et d’alerte, essentiel dans une société démocratique. La méthode est rigoureuse, le réseau d’information solide, l’engagement des personnes remarquable afin de faire sortir de l’ombre la population enfermée et faire entrer les droits dans la prison. « La loi doit suivre le coupable dans la prison où elle l’a conduit »[1], disait déjà sobrement Decazes en 1819.

Observatoire international des Prisons Ligue des droits de l’Homme Communiqué de presse – 13 mai 2013 Prisons : quand la politique sécuritaire confine à l’arbitraire Le mardi 30 avril 2013, la Chambre a commencé l’examen d’un projet de loi modifiant la loi Dupont. L’Observatoire international des prisons (OIP) et la Ligue des droits de l’Homme (LDH) s’inquiètent de la teneur sécuritaire de ce texte qui démantèle le texte de base voté il y a moins de 10 ans sous plusieurs aspects fondamentaux. Travail des détenus Le projet de loi énonce qu’« aucun contrat de travail au sens de la loi de 1978 n’est conclu avec les détenus ». Cette position est lourde de conséquences puisqu’en l’absence de contrat de travail, le détenu peut se voir retirer son emploi à tout moment sans préavis ni indemnité…
communiqué modif loi DUPONT mai 2013

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Grève dans les prisons – de l’impossible spirale pénitentiaire Ce 7 février, les agents pénitentiaires ont, une fois encore, débrayé et foulé le pavé pour crier leur colère au gouvernement dénonçant le manque d’effectifs et de moyens accordés à l’exercice de leur profession. Dans ses interventions, Michel Jacobs, secrétaire général CGSP-prisons, invite le gouvernement à s’attaquer aux vrais problèmes des institutions pénitentiaires : vétusté des bâtiments, insécurité, manque d’encadrement et … surpopulation. La surpopulation pénitentiaire… Voilà bien la mère de tous les maux de nos prisons. Plus de 11500 détenus pour 9000 place. Et la population carcérale va chaque jour en s’accroissant. Le phénomène est bien connu.

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE LETTRE OUVERTE A LA CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS AU SUJET LA LIBÉRATION CONDITIONNELLE : ne votez pas ces projets irréfléchis aux conséquences désastreuses Bruxelles, le 31 janvier 2013 A l’attention du Président et des membres de la Chambre des Représentants, Il semble que la Chambre des Représentants s’apprête à voter aujourd’hui en urgence les deux projets de loi suivants relatifs à la libération conditionnelle : • Projet de loi modifiant le Code judiciaire et modifiant la loi du 17 mai 2006 relative au statut juridique externe des personnes condamnées à une peine privative de liberté et aux droits reconnus à la victime dans le cadre des modalités d’exécution de la peine (doc. parl., Chambre, 53/2604). Read More →

Rapport au Gouvernement de la Belgique relatif à la visite effectuée en Belgique par le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT) du 23 au 27 avril 2012

Rapport CPT